Aya Nakamura

Aya Nakamura

Il y a des artistes dont la réussite est difficile à appréhender de façon concrète pour le profane, et qui obligent les journalistes à faire preuve de beaucoup d’imagination pour rendre compte du succès. Ce n’est pas le cas d’Aya Nakamura, dont les deux dernières années de carrière peuvent se résumer en quelques chiffres et faits particulièrement parlants : 350 millions de vues sur Youtube, dont 160 millions pour le seul Djadja, la Une de quelques journaux télévisés, des singles certifiés platine et même diamant, et une place au sommet des charts dans de nombreux pays d’Europe et d’Afrique, dont celle de numéro 1 aux Pays-Bas cet été, une première pour une artiste française depuis Edith Piaf. En somme, tous les indicateurs sont donc au vert pour la sortie de son nouvel album, sobrement intitulé NAKAMURA.

S’il est difficile de rendre plus palpable la popularité d’une chanteuse, les certifications et les records ne rendent pas compte des particularités artistiques de la jeune femme, qui, au-delà d’une réussite chiffrée, a réussi avant toute chose à créer de toutes pièces son propre genre musical, faisant preuve d’une créativité et d’une originalité qui en disent long sur les raisons de son succès. Aya Nakamura n’est pas l’énième déclinaison du modèle de base de la chanteuse RnB à la française : en mariant toutes ses inspirations, du zouk de ses premiers tubes aux sonorités pop urbaine de son dernier album, en passant par l’indispensable tendance afro, elle a maîtrisé toutes les directions vers lesquelles tendait sa musique, tiré le meilleur de chaque genre, pour proposer des titres à l’identité bien caractéristique, le tout avec un ton à la fois moderne et transgénérationnel.

SORTIE ALBUM : « NAKAMURA » disponible
LABEL : REC 118 / Warner

Clip "Djadja"

Clip "Copines"